Samedi 4 avril 2009

Il sut fuir et tromper les troupes à ses trousses
Il fit tout ce qu'il put pour les mettre en colère
Les baladant de provoque en injure au stère
Il fit tant qu'à la fin il mourut de ses frousses



(angoisse paranoïaque) 
Par RAMON
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Vendredi 20 février 2009

Avant-propos à la seconde édition du Gai Savoir....chapitre 4:

 

            Pour finir, que l’essentiel ne reste pas inexprimé:  on revient de pareils abîmes, de pareille grave maladie, comme aussi de la maladie du grave soupçon, on en revient né à nouveau , avec une peau neuve, plus susceptible, plus méchant, doté d’un goût plus affirmé pour la joie, d’un palais plus délicat pour toutes les bonnes choses, de sens plus joyeux, d’une seconde et plus dangeureuse innocence dans la joie;  à la fois plus puéril et mille fois plus raffiné qu’on ne le fut jamais auparavant. Ô combien répugnante, grossière, insipide et terne vous semble alors la jouissance telle que l’entendent ordinairement les jouisseurs, nos “gens cultivés”, nos riches et nos gouvernants !  Avec quelle malice nous écoutons désormais le grand tintamarre de foire où l’”homme cultivé”, le citadin se laisse aujourd’hui violenter par l’art, le livre et la musique aux fins de “jouissances sprirituelles”, avec force breuvages spirituels ! Comme le cri theâtral de la passion nous blesse les oreilles, comme toute l’insurrection romantique, tout le tohu-bohu des sens qu’apprécie la populace cultivée, avec toutes ses aspirations à l’ineffable, à l’exaltation, au tarabiscoté, comme tout cela est devenu étranger à notre goût !  Non, pour autant que nous autres convalescents aurions encore besoin d’un art, c’est d’un art tout différent - un art moqueur, léger, fugitif, divinement serein, divinement artificiel, qui, telle une flamme claire, jaillit dans un ciel sans nuages ! Surtout: un art pour artistes, rien que pour artistes ! Nous nous y entendons mieux en cela même qui, tout d’abord, est indispensable à cet art, la gaieté, toute forme de gaieté, mes amis ! Et même en tant qu’artistes - j’aimerais vous le prouver. Nous savons désormais trop bien certaines choses, nous autres vrais savants: oh, comme nous apprenons désormais à bien oublier, à bien ne pas savoir, en artistes ! Et pour ce qui est de notre avenir: on nous trouvera difficilement sur les traces de ces jeunes Egyptiens qui troublent nuitamment l’ordre des temples, qui embrassent des statues et tiennent absolument à dévoiler, à découvrir, à mettre en plein jour ce qui est bien fondé à rester caché. Non, ce mauvais goût, cette volonté de vérité, de la vérité “à tout prix”, ce délire juvénile dans l’amour de la vérité - nous l’avons désormais en exécration; nous sommes trop aguerris, trop graves, trop joyeux, trop recuits, trop profonds pour cela...

  Nous ne croyons plus que la vérité soit encore la vérité dès qu’on lui retire son voile: nous avons trop vécu pour le croire. Aujourd’hui, c’est pour nous une affaire de convenance qu’on ne veuille voir toute chose mise à nu ni assister à tout ni vouloir tout comprendre et tout “savoir”. “Est-il vrai que le bon Dieu soit partout présent?-demandait une petite fille à sa mère-- mais je trouve cela indécent” - Avis aux philosophes ! On devrait mieux honorer la pudeur avec laquelle la nature se dissimule sous des énigmes et des incertitudes chatoyantes. Peut-être la vérité est-elle une femme qui est fondée à ne pas laisser voir son fondement? Peut-être son nom, pour parler grec, serait-il Baubo?...

Oh ces Grecs ! Ils s’entendaient à vivre: ce qui exige une manière courageuse de s’arrêter à la surface, au pli, à l’épiderme, adorer l’apparence, de croire aux formes, aux sons, aux paroles, à l’Olympe tout entier de l’apparence ! Ces Grecs étaient superficiels- par profondeur !

Et n’est-ce pas à cela même que nous en revenons, nous autres risque-tout de l’esprit, qui avons escaladé la plus haute et la plus dangeureuse cime de la pensée contemporaine, et qui, de là, avons inspecté les horizons, qui, de cette hauteur, avons jeté un regard vers le bas ?

N’est-ce pas en cela justement que nous sommes - grecs? Adorateurs des formes, des sons, des paroles ? Et par conséquent - artistes ?

 

            Extrait de: Essai d’autocritique et autres préfaces, trad. Marc de Launay.

Par RAMON
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Vendredi 13 février 2009



Je crois définitivement que mon choix de la peindre en rose fut très inspiré !

Seul le rose lui allait au teint... 
Par RAMON
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Samedi 31 janvier 2009

 

Les penseurs selon lesquels tous les astres se meuvent de façon cyclique, ne sont pas les plus Profonds ...

 

Qui regarde au dedans de soi-même comme à l’intérieur d’un immense univers, qui porte en soi des Voies Lactées, sait combien sont irrégulières toutes les voies lactées ...

Elles conduisent jusqu’au fond du Chaos et du labyrinthe de l’Existence ...

 

 

                  Frédéric NIETZSCHE,  le Gai Savoir.

Par RAMON
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Samedi 27 décembre 2008

"Je n'ai pas pour Satan une estime particulière,mais je puis néammoins déclarer que je ne nourris aucun préjugé à son endroit. Peut-être même aurais-je un petit faible pour lui, eu égard aux mauvais procédés dont on use envers lui. Toutes les religions l'attaquent dans leurs bibles, et l'abreuvent d'injures, mais nous n'avons jamais l'occasion de l'entendre nous exposer sa défense. Nous lui intentons un procès en nous basant uniquement sur de simples témoignages et malgré cela nous n'hésitons pas à rendre notre verdict. D'après moi, c'est là une façon d'agir les plus irrégulières. Ce n'est pas Anglais; ce n'est pas Américain; c'est bon pour des Français... Bien entendu, Satan n'est pas absolument à court d'arguments. Ils ne valent peut-être pas bien cher, mais ça n'a aucune espèce d'importance. On peut en dire autant de chacun d'entre nous."


MARK TWAIN.

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Par contre, ma maison me plait beaucoup. Le sol est partout couvert des herbes que je ramène. Hier, au moment de m'endormir, j'ai même cru entendre des voix de femmes. Quand on ne connait pas le bruit des pieds nus dans l'herbe et qu'on écoute ça depuis son lit, une personne qui passe, c'est comme un buffle en train de filer. Je ne peux pas apprendre à faucher.
 

Franz K.
 

Lettres à Max BROD.

Stapelburg. 10/07/1912. 

    
Par RAMON
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Jeudi 9 octobre 2008

 

LE SPÉLÉOLOGUE. (chanson triste)

 

 

 

 

J’envoie des “HOU”

des “HA”

d’en bas,

des cris d’hibou

du fond du gouffre...

 

Tu les entends ?

 

Ici il y fait froid

et le son porte peu...

 

 

 

 

J’écris des ronds

des cœurs,

des fleurs

et des chansons,

sur la falaise...

 

Tu sais les voir ?

 

Ici il y fait sombre

et tes yeux sont soleil...

 

 

 

J’y bois des gouttes

des perles

d’eau verte

qui te dégouttent

ou te répugnent...

 

Sont-elles amères ?

 

C’est imbuvable

et ta soif est de sucre...

 

 

J’accroche mes ongles

mes doigts

si bas

dans la fange

là, sous tes pieds...

 

Mais le crois-tu ?

 

La pierre est si dure

Que ma peau s’y déchire...

 

 

 

J’allume un feu

tout gris

mal épris

qui n’aura peu

de flamme chaude...

 

Mais tu t’en vas ?

 

Ta fuite souffle

mes quatre étincelles

 

 

La corde s’est tranchée

tout net !

Ma tête est retombée

Comme plombée

sur l’oreillier...

 

Peux-tu dormir ?

 

Ta soif mescale

n’a que goût de ver amer...                                   

 

 



J'ai déjà eu l'occasion de passer ce texte vieux de 15 ans.
Je ne bois plus de mescal, mais ma soif de Toi n'est toujours pas rassasiée... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                   

Par RAMON
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Dimanche 17 août 2008

  Au temps, au bon temps de la marine à voile, même les rêves d'artistes 
savaient comment user du vent pour arriver à bonne destination...



  Voici un ensemble complet de "bois gravés" réalisés par un artiste belge du début 20 ème, A.Droesbeke, en 7 planches intactes sur papier de soie et ci-contre la couverture du Port-Folio collée sur carton épais.




"LES NÈGRES"




"LA CHINE"





"NEW YORK"





"PARIS"






"LA HAVANE"





"RUSSIE" (mauvaise qualité d'image)





"FAR-WEST"




Ces planches de taille inégale sont numérotées 53/200, installées sous verre et disponibles à la vente!
Par RAMON
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Lundi 11 août 2008




 






   Si j'avais été en possession de cette photo-là, de cette qualité-là, je n'aurais sûrement pas peint ce portrait-là.


  En bas...

  Une copie reprise d'une revue, un agrandissement à la photocopieuse, et voilà comme un visage change d'intérieur...


  
En général quand on possède de l'œil, cela ne trompe pas, mais si l'on a en soi comme une sorte d'inexpérience qui ne demanderait qu'à venir à la lumière, à qui il ne manquerait que la parole en quelleque sorte, on ne laisse pas passer une occasion pareille!

  Après, libre aux parleurs de parler (ou d'écrire), jamais les mots n'atteindront ce pouvoir démonstratif, tant leur interprétation peut-être multiple!





Virginia Stephen Woolf
Par RAMON
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Lundi 21 juillet 2008

Portrait d'Arthur RIMBAUD...
Par RAMON
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Lundi 7 juillet 2008
Mon cher Max

Si j’ai commencé par me plaindre, c’est pour que tu me reconnaisse tout de suite.

Si je sentais en moi le besoin d’écrire que ce soit pendant longtemps, comme ça m’est arrivé une fois il y a très longtemps, que ce soit juste l’espace d’un instant comme à Stresa où j’avais l’impression d’être un poing fermé avec des épines qui s’enfonçaient dans ma chair à l’intérieur - je ne peux dire la chose autrement - il n’y aurait alors aucun obstacle qui entrerait en ligne de compte. Il suffirait que je ne me fasse pas faire les soins: je pourrais quitter la table tout de suite après le repas, comme un original que l’on regarde remonter dans sa chambre, placer le fauteuil sur la table et écrire à la lumière blafarde de la lampe accrochée au plafond.

Si tu n’aimes pas plus ton collectionneur de timbres que le mien, garde-moi l’enveloppe.

Ton Franz

(extraits de "Lettres à Max Brod")

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Tous crobards de Franz Kafka...

J'essaye mon nouveau costume!


Vue d'au-dessus du balcon, du petit parc de mon enfance...


A ma table d'écriture!


Je peux aller loin savez-vous!
Je m'y rends de ce pas...


Mais il y a trop de lourdeurs en moi...


 

Par RAMON
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